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  • Pierre Louis Amancic

La troisième révolution industrielle numérique et le troisième âge


Pierre Louis Amancic

D'ici 2030, 500 millions de travailleurs devront être (re)formés, et ce principalement dû aux nouvelles technologies impactant profondément leur travail d’aujourd'hui.

Un chiffre avancé par des études qui soulignent non seulement les dommages collatéraux de la transformation numérique, mais également ses grandes opportunités.

Elles rappellent en effet qu'au cours de la révolution industrielle de la seconde moitié du 19ème siècle, 50% des personnes actives travaillaient dans les champs et ce taux est tombé à 5% en quelques années Les 45% restants ayant opté pour le travail à l’usine en ayant ainsi un emploi mieux rémunéré.

Même tendance avec la révolution postindustrielle à partir des années 70, où le taux d’emploi dans les usines a diminué au profit du secteur des services (télécommunications, commerce, assurances, banques, professions libérales).

Au cours de cette seconde phase, l’avènement de la technologie numérique n’a posé aucun problème professionnel: entre 1980 et 2015, 3,5 millions d’emplois ont été perdus (typographes, dactylographes … ), laissant place à la création de 19 millions d’emplois dans le matériel et les semi-conducteurs, développeurs de logiciels.

Ainsi, contrairement à ce qu’on peut souvent lire, la productivité et l’emploi ont augmenté tous les deux depuis 1960.

Cette tendance devrait se poursuivre, car des changements sociaux tout aussi cruciaux que la technologie numérique créeront de nombreux emplois bien rémunérés.

L’allongement de la durée de vie (une des conséquences de cette deuxième phase), d’une vie plus qualitative, représente certes un défi mais surtout une source d’emplois et de créativités remarquables.

L’accélérateur www.ubiz.io - qui démarre ce trimestre à Bruxelles (au sein duquel Havila Partners est impliqué) - a bien pris conscience de cette réalité en faisant du thème #agetech #silvertech #silvereconomy sa première thématique d’accélération.

En effet, d’ici 2030, il y aura des centaines de  millions de personnes qualifiées de plus dans le monde qui profiteront de cet allongement de durée de vie.

Elles auront besoin de 50 à 80 millions de plus de médecins, d'infirmières et de physiothérapeutes. Mais surtout besoin de technologies qui s’accordent à leurs besoins intrinsèques et tiennent comptes de leurs particularités de consommation.

L’adaptation technologique va dépasser le lieu de vie pour s’imposer à tous dans une verticale de l’âge qui ira du plus vieux au plus jeune.

Ces « Nouveaux Techs Seniors » contribueront à une humanité  plus riche et seront une génération de dépenses en plus pour les loisirs, la santé et l’éducation: 250 millions d’emplois supplémentaires dans les domaines du tourisme, des loisirs et de l’école.

Une manne financière de poids quand on connait le taux d’épargne des Seniors !


Pierre Louis Amancic, Senior Advisor


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